mardi, 10 novembre 2009

Mariposa et les mails 2

Mariposa, en plus de ne  jamais relire ses mails perso, elle a aussi une autre très mauvaise habitude. Quand on lui répond pas, elle insiste et renvoie le même mail jusqu'à ce que réponse s'ensuive...


Et l'exemple le plus récent que j'ai, c'est ma tentative actuelle de rédaction d'un nouveau contrat de stage avec le Forem. Ayant obtenu l'accord de l'ONG de Madrid pour m'accueillir, l'étape suivant était d'en avertir le Forem et de leur transmettre les informations nécessaires à cela. Oui mais voilà, premier mail envoyé le 29 novembre et resté sans réponse. Comme la première fois, j'avais reçu ma convention de stage dans la journée, le mardi 3 novembre arrivant, j'ai ré-envoyé mon mail. Toujours sans réponse le vendredi, hop nouveau mail. (Je sais, c'était les vacances mais sachant que le responsable mobilité configure une réponse automatique pour avertir de ses congés/absences, ce n'était pas la raison de l'absence de réponse). Et puis donc, comme toujours pas de nouvelles lunid, re-nouveau mail. Auquel j'ai reçu un message d'absence, donc j'ai contacté la personne à contacter en cas d'absence qui m'a répondu que l'on me l'enverrai prochainement. Soit. J'imagine que comme il a pris congé lundi et vu que demain c'est férié je dois pas attendre de réponse avant jeudi, si j'ai de la chance.


J'avoue quand même que sur ce coup, j'ai peut-être un peu exagéré dans la fréquence de mes mails et la rapidité de ré-envoi. En même temps, je suis aussi tenue par le temps. La convention rédigée, il y a encore pas mal d'étapes à franchir avant un départ...si tjs pas de job à l'horizon d'ici là of course. La transmission du contrat en Espagne, attendre qu'ils le signent et me le renvoient, prendre un rdv pour aller au Forem à Charleroi complèter les démarches administratives de leur côté et enfin rentrer à l'ONEM une demande de dispense dont je n'aurais la réponse que dans les 15 jours. Alors vui, vu les étapes à franchir, je suis pressée et pas très patiente. Plus vite je sais où j'en suis, plus vite je peux agir en conséquence... Et puis c'est pas non plus comme s'il fallait la rédiger de A à Z cette convention... Suffit d'inclure les données nécessaires aux entrées idoines dans le contrat. Point. Bon, peut-être aussi qu'il doit rouvrir mon dossier, mais ça ne prend quand même pas 10 jours non ???

vendredi, 04 septembre 2009

Mes aspirations

C'est un post qui me trainait dans la tête depuis un petit bout de temps et quelques heures de commencer un nouveau cycle de formation sur la coopération internationale, celui de la Coopération Technique Belge (plus d'infos ici, si ça vous intéresse), le moment me semble plutôt bien choisi...


Commençons par le commencement, c'est-à-dire il y a 7 ans, à ma sortie de rhétos (l'équivalent belge de la terminale française). Sortie du secondaire et entrée dans le supérieur et donc choix des études. Je me suis dirigée vers les Sciences Politiques avec une vision très idéaliste, il faut bien le dire. Je voulais faire Sciences Po avec dans l'idée de travailler plus tard dans la coopération...ou peut-être plus largement, avec quelque part au coin de ma tête l'idée de changer le monde et donc pour le changer, le connaître dc Sciences Po. Mes 4 années terminées et ma licence en poche, c'est tout naturellement que je me suis tournée vers un D.E.S. (un diplôme d'études spécialisées-eh oui, avant Bologne, c'était le règne des DES et des DEC) en gestion du développement. Enfin des cours plus pratiques tournés vers la coopération après 4 ans de cours socio-politico-économico. Et c'est lors de cette année que les choses se sont précisées pour moi. Un stage en éducation au développement avec l'ONG Volens qui a abouti sur la réalisation d'une activité de sensibilisation sur la problématique des migrations entre Haïti et la République Domincaine. Et bien sûr la rencontre des Alter'actifs qui m'a amené à ce voyage d'immersion au Zimbabwe à l'été 2007.


On peut dire que c'est durant cette année-là que j'ai découvert ce qu'était l'éducation au développement, que je l'ai pratiquée aussi (surtout au retour du voyage au Zimbabwe avec les nombreuses animations dans les écoles, groupes de jeunes et églises). Ensuite à l'hiver 2007, j'ai suivi la formation de base d'ITECO "Ici ou ailleurs que faire?" et là je me suis dit que peut-être j'avais plus à ma place ici que là-bas. Parce qu'il y a plein de choses à faire ici pour améliorer ce monde dans lequel nous vivons, qu'il n'est pas "nécessaire" d'aller là-bas. 2008 fut ensuite l'année du service volontaire européen, passé dans une ONG espagnole à Coopera.


Et puis là, 2009, c'est l'année "je cherche un travail qui comblerait ces aspirations". Je ne veux pas simplement d'un boulot qui me permettrait de vivre plus ou moins bien. Je veux avoir le sentiment de faire quelque chose, peut être pas important mais du moins utile, nécessaire, à faire de ce monde un endroit meilleur. Pour tous. Un job qui serait ici pour ici, ici pour là-bas ou là-bas. Et là, je me heurte à quelques obstacles. Parfois trop diplômée pour certains postes, pas assez d'expériences pratiques, qu'est ce que recouvre effectivement mon D.E.S. comme "savoir" ? Après neuf mois "d'échec", l'impression de végéter, d'être un peu inutile me pousse vers cette formation. Qui me permettra de m'inscrire en janvier comme candidate pour le Service Volontarie de la CTB et de peut-être de partir comme coopérante. Qui m'a poussé aussi vers ce stage. Acquérir un peu d'expérience et ne pas rester sans rien faire.

mercredi, 02 septembre 2009

Miroir miroir

Mieux qu'un miroir traditionnel, pour vous remonter le moral, rien ne vaut le reflet de ce que les autres voient en vous...


Début juillet, sur l'idée de trouver une organisation en Espagne ou en Angleterre pour m'acceuillir pour ce stage, je m'étais adressée à A., ancienne formatrice pour ITECO. Hasard, parce que je venais de recevoir un mail de sa part...mais qui tombait bien. Je lui avais donc demandé si elle connaissait de chouettes ONG sur l'Espagne actives en Education au Développement. Elle m'a citée quelques noms, j'ai cherché comment les contacter et c'est donc à travers elle que j'ai trouvé mon stage. Au cours des mails que nous avons échangé sur quel type de projet tu cherches, dans quelle région, qu'est-ce qu'ont donné les contacts que tu as pris, sont arrivées ces quelques phrases : Merci de me donner de tes nouvelles, je suis  contente de voir que tu évolues bien, de façon continue et volontaire. Tu mets à profit tout ce que tu apprends. Je garde de toi l'image de quelqu'un qui trace !!! C'est chouette !

Je dois avouer que, reçu il y a environ un mois, en pleine crise de doutes et de déprime, ces quelques mots m'ont mis les larmes aux yeux. Pcq qd je suis dans cet état-là, un rien me fait pleurer. Les bonnes comme les mauvaises choses. Et que cette image qu'elle a de moi, c'est celle que je souhaiterai avoir.

De même, les messages de réconfort de Juan, ceux où il loue ce en quoi je crois, ma réponse à son problème avec un ami proche... Oui, j'aimerai être cette personne-là. Et si ils me voient comme cela, je dois y être arrivée...au moins un peu.

mardi, 25 août 2009

Sport, sport, sport (à chanter sur l'air de boys boys boys)

Dans le post précédent, je faisais état de mes quelques efforts pr me bouger un minimum. Et j'y faisais allusion à mon irrégularité chronique dans la pratique du (des) sport(s).


Brièvement, depuis que j'ai 5-6 ans, j'ai du m'essayer aux sports suivants, plus ou moins longtemps, avec plus ou moins de régularité : danse classique, gymnastique, basket ball, athlétisme (mon grand-père était entraineur), danse, aérobic et un nombre certain de variantes en tt genre, "muscu" (en club de fitness), natation et de nombreux cours de danse (latino, salsa, break, modern jazz, orientale,..). Ma fidélité à l'un ou l'autre a pu aller de quelques mois à quelques années. Mis à part dans mes années de kot où j'avais une liberté de mouvement totale, je n'ai jamais pratiqué deux sports différents sur une même période (et vui, la règle des familles nombreuses : pas possible de conduire tout le monde tous les jours à des endroits différents).


Bon, je ne vais pas vous faire un looong et ennuyeux descriptif de tout cela mais en gros, j'ai souvent ou abandonné un sport suite à une blessure (micro déchirure musculaire, tendinites ou entorses- et je dois avouer que dans ce domaine, j'ai la médaille d'or haut la main) ou abandonné suite à une envie plus forte d'essayer autre chose ou tout simplement quand l'envie, le plaisir était parti.


Pour vous donner une idée de l'irrégularité de ma pratique sportive, j'ai pu lors de mes 10 mois à Liège, aller au club de fitness tout proche de mon kot 2 heures par jour pour passer à rien du tout une fois de retour chez moi. J'ai pu durant quelques semaines d'été à Logroño, faire au moins une heure de sport/jour (batuka, danse du ventre, aerobic, tai chi-il faut dire que c'était entièrement gratuit durant le programme été de la ville) pour ensuite revenir à rien du tout...


Et je crois que cette "instabilité sportive" est loin de se stabiliser... En effet, question envie, il y a toujours de nouvelles choses que je veux essayer...surtout niveau danse ! Je voudrais continuer la salsa et les danses latinos mais aussi pouvoir suivre de l'orientale. J'adore les cours péchus de fitness et des trucs plus calmes style tai chi me plaisent aussi beaucoup. Bref, je crois que je fonctionnerai toujours en fonction de l'offre là où je me trouve, dans mes moyens, selon le temps dont je dispose et qui correspond à mes envies. Et donc toujours changeant(e)(s).

lundi, 24 août 2009

Move ton body !

C'est en gros le message que J. et Juan m'ont fait passé lors de mon dernier séjour à Logroño fin juin. Pour des raisons différentes. Principalement dans une optique santé...vu que j'ai avoué sans complexe ne plus faire de sport depuis quelques mois. Hum hum ! La cause au peu d'activités sportives qui me plaisent dans mon village, la faute à toujours pas de permis pour aller un peu plus loin ce qu'on peut faire et puis il faut bien le dire aussi aux prix ! Ms bon, j'ai toujours été très irrégulière dans ma pratique du sport et sauté d'une activité à l'autre (ms ça ce sera l'objet d'un tout prochain post).


Enfin bref, suite à une balade en vélo avec J. et le sprint qu'on a du piquer au retour pour retrouver un ami (plan de dernière minute, comme d'hab'), J. s'inquiétait de ma condition physique. Ben vui, j'avais du mal à la suivre... et il faut bien l'avouer je soufflais comme un phoque.Mais j'avais quelques bonnes excuses. Tout d'abord, c'était pas mon vélo. Dc moins à l'aise que sur le mien et, ça ben ça compte. Ensuite, les logrobici c'est pas le top en matière de vélo non plus...surtout sans changement de vitesse. Avais l'impression de pédaler dans le vélo et de mouliner des mollets trois fois plus que J. pour un résultat bien inférieur. Et puis, argument mauvaise fois en plein, mais il faisait trop chaud ma bonne dame.


Alors voilà, sur les conseils de J., me suis mise à bouger 30 min par jour... presque tous les jours. Soit je vais marcher un peu ou faire du vélo. Quand le temps le permet of course. Mais bon, avec les vacances (enfin surtout celles de la smala), le rythme de vie modifié, je ne suis déjà plus aussi assidue qu'au début. Même si je saute sur mon vélo ou enchaine les foulées dès que l'occasion se présente.

Et à tout cela s'ajoute un renforcement de mes séances (presque quotidiennes) d'abdos. Quelques squads, pas mal d'abdos (classiques, pour les côtés et le bas du ventre), des exercices ciblés intérieur des cuisses et enfin pour terminer en beauté quelques planches (exercice imparable pour faire travailler en profondeur les abdos!). L'ensemble me prend mnt +/- le quart d'heure.


Bref. Si je suis encore loin de remonter ma côte sportive, y a de l'amélioration dans l'air. Dès septembre, je me renseigne pour savoir si il y a un cours d'aérobic dans mon village. ça sera toujours une heure de sport en plus ! (ai zappé l'idée du club de fitness dans la ville d'à côté le prix d'une séance + le trajet Aller-retour en bus et j'en suis déjà à 10 euros pour une heure de sport/semaine. Hors de prix pour l'instant)

jeudi, 23 juillet 2009

T'as quel âge ?

C'est drôle mais pendant des années, on me prennait pour plus âgée que je ne suis. Dans la rue, dans les magasins, on s'adressait à moi en utilisant du "Madame".

Et puis, depuis peu, en fait ça doit faire maintenant deux ans, c'est plutôt l'inverse. On me prend pour plus jeune que je ne suis. Bizarrement ce renversement de tendance correspond au passage de cheveux courts+lentilles à cheveux mi-longs+lunettes... Y'a-t-il un lien ?

Enfin, je vous donne quelques exemples récents...

Lors de mon séjour à Logroño fin juin, alors que je demandai une entrée pour la pisicne, interloquée par la question de la caissière : "Moins de 18 hein ?" Euh, ben non (je vais quand même fêté mon vingt-cinquième anniversaire dans quelques jours !!!).

Idem il y a quelques mois. Au resto italien en famille, pour l'anniversaire de ma grand-mère. Le serveur nous offre le pouss'-café (ooops, sais pas comment ça s'écrit) et hésite à me le servir...pcq il me donnait 16 ans !

Ou encore, la première fois que le copain de Soeur n°3 m'a vue, il m'a prise pour la plus jeune de nous 4 !


Personnellement, ayant eu droit pendant des années à du Madame, le fait que de temps en temps, on me prend pour plus jeune que je ne suis, ça me fait plutôt rire... Et vous, faites-vous plus ou moins que votre âge ? Cela vous dérange-t-il ?

mardi, 09 juin 2009

MI VIDA ESPAÑOLA

Neuf mois de Service Volontaire Européen à Logroño dans une ONGD espagnole, COOPERA. Une expérience enrichissante, inoubliable et qui m’a transformée.

 

Partir

 

Tout a commencé par un article dans le journal évoquant le SVE. L’objectif de ce programme européen m’a tout de suite plût : permettre à des jeunes de vivre une première expérience professionnelle en tant que volontaire couplée à une immersion totale dans la culture et la langue du pays, quelle merveilleuse idée !

Encore fallait-il trouver un projet qui m’intéressait, être acceptée par l’organisation d’accueil et recevoir l’aval du comité en charge de l’acceptation des projets. Après quelques mois d’attente, d’espoirs parfois déçus et une trentaine de mails envoyés dans tous les coins de l’Europe, ma patience fut finalement récompensée : le projet qui avait ma préférence m’acceptait. A partir de là, l’aventure pouvait commencer…

 

Volontaire Européen ?

 

Etre un volontaire européen signifie plusieurs choses.

 

Tout d’abord, en tant que volontaire, nous ne recevons pas de salaire en échange de notre travail mais une somme fixée à l’avance en fonction du pays d’accueil et servant à couvrir nos frais courants et un peu d’argent de poche. Le premier apprentissage du volontaire est donc la gestion de son budget. Pas toujours évident avec 250 euros par mois, mais on s’en sort !

 

Et puis, il y a l’échange interculturel. Parfois plus direct, à travers des questions et une certaine curiosité des uns et des autres à propos de notre pays, notre culture, l’organisation de la vie quotidienne, mais aussi indirecte à travers toute les petites choses du quotidien. J’ai souvent ressenti dans mon organisation d’accueil, une envie, un besoin que je leur raconte mon pays, que je leur fasse découvrir des spécialités bien de chez nous. Et ce mouvement est aussi réciproque : ils n’hésitaient pas à m’emmener de ci de là pour me faire découvrir telle ou telle coutume ou spécialité et à m’insérer dans la vie quotidienne en dehors de l’organisation.

 

Sans oublier les nombreux volontaires européens rencontrés lors des formations à l’arrivée et intermédiaire. Des moments d’échanges, de découvertes et de soutien. Qui permettent d’appréhender à travers une semaine où l’on vit ensemble ce qui nous rassemblent, malgré nos cultures différentes, de réfléchir sur ce que l’on vit et de partager les bons et les mauvais côtés de la vie de volontaire.

 

Mon travail à COOPERA

 

COOPERA est une ONGD dont le siège principal se trouve à Logroño, capitale de la Communauté Autonome de La Rioja. En tant qu’ONGD, ses activités se regroupent en deux branches.

Tout d’abord la coopération au développement à travers des programmes mis en place avec le soutien d’associations locales au Guatemala, Mexique, Pérou, Congo, Angola et à Jérusalem entre autres. Des projets qui visent essentiellement les enfants, les jeunes et les femmes à travers des programmes de formation et de santé.

Il y a ensuite les activités de sensibilisation comme les expositions « Mira y piensa » qui regroupent des photos et des objets illustrant la vie quotidienne au Mexique et en Angola. Ainsi que les Olympiades d’Etudes Solidaires© organisées en 2008 dans 12 pays et via lesquelles, pour chaque heure d’étude effectuée par un étudiant dans une salle accréditée des sponsors versent un euro pour un projet de développement. A titre indicatif, pour l’année 2008, 252 064 euros ont ainsi été collectés grâce à la participation des étudiants.

 

Tout au long de ces neuf mois, j’ai donc eu l’occasion de me familiariser avec le fonctionnement quotidien d’une ONGD et des différentes tâches nécessaires à celui-ci. Parmi mes « réalisations », j’ai traduit de nombreux documents pour les projets au Congo, j’ai rédigé des powerpoints et différents documents en espagnol, je me suis chargée de la commande et de l’achat d’un ordinateur portable pour un partenaire congolais, j’ai contrôlé les heures d’étude des Olympiades, créé une page sur Facebook, participé à l’installation des expositions dans différentes villes et villages de La Rioja, apporté un coup de main à la Coordinadora de ONG de La Rioja, participé à un festival techno dont les bénéfices ont été reversé à un projet au Sénégal…

 

Bref, j’ai touché un peu à tout. C’est cela aussi, être volontaire.

 

Toros, siesta y fiesta

 

Avant mon départ, j’ai entendu beaucoup de choses sur l’Espagne et les Espagnols. Certaines vraies, d’autres non. Petit tour d’horizon des choses qui m’ont amusée, étonnée voire parfois carrément déroutée.

 

La chose la plus difficile à assimiler est l’horaire de travail. 9h-19h avec une pause de midi de 2h, généralement de 14h à 16h. Cette coupure dans la journée, que l’on pense de premier abord plus que bienvenue, se fait parfois pesante. En effet, entre 14 et 16h, tous les commerces sont fermés (à l’exception des supermarchés) et il n’y a pas un chat dans les rues.  Ce qui ne signifie pas pour autant que tout le monde fait la sieste ! Cliché international s’il en est.

Plus déroutant encore est l’horaire dit intensif du vendredi et de l’été, où l’on travaille de 9h à 15h, sans pause de midi !

 

Les Espagnols sont en général d’un premier abord facile. Il est assez aisé de se faire des amis d’une soirée mais il est parfois plus difficile de créer des liens durables. Le « Te llamo » ne signifie pas toujours que l’on vous rappellera !

Ne vous choquez pas à l’utilisation du « tú » constante. Bien que les professeurs d’espagnol nous enjoignent à l’utilisation du « usted » (forme polie) pour s’adresser à des inconnus ou des personnes plus âgées entre autres, dans la pratique, il ne s’utilise pas souvent. Il m’est même arrivé de me faire apostropher par des commerçants par ces mots : cariño, preciosa… Une proximité, familiarité qui s’exprime autant dans le vocabulaire que dans les gestes.

 

Non, tous les Espagnols ne sont pas fans de corridas. Mais il est incontestable que les lâchers de taureaux dans les villes et villages font partie intégrante de la tradition, les San Fermines de Pampelune restent cependant le lâcher le plus impressionnant et le plus extrême.

 

 

Un développement personnel

 

Au-delà des aspects festifs, rigolos ou anecdotiques de ces neuf mois, cette expérience m’a indéniablement fait grandir. Se retrouver loin de chez soi, de sa famille, de ses amis, de ses repères est en soi un challenge formidable. Pouvoir se débrouiller seul dans un pays qui n’est pas le vôtre, dans une langue dont vous ne maîtrisez pas toutes les nuances, vous rend forcément plus fort pour affronter la vie.

 

D’un naturel plutôt timide et pas toujours très sûre de moi avant cette expérience, le fait d’avoir réussi des choses en espagnol qui m’apparaissaient avant difficiles en français, m’a indéniablement affranchi de cette timidité. J’ose aujourd’hui certaines choses que je n’aurais même pas rêvées avant. Je me suis ouverte à des horizons que je n’envisageai pas.

 

Une expérience européenne comme celle-là vous ouvre inévitablement au monde. J’ai maintenant des amis dans à peu près tous les pays d’Europe et leur rencontre, la découverte de leur culture m’a donné l’envie de ne pas m’arrêter là. Il y a derrière chaque personne que nous rencontrons un monde à découvrir qui ne peut que nous enrichir mutuellement.

 

Et maintenant ?

 

Cela fait maintenant quelques mois que je suis rentrée d’Espagne. Avec des souvenirs plein la tête, quelques chansons espagnoles sur mon mp3 et une très forte envie de repartir. Un peu de nostalgie parfois mais la force aussi d’avancer.

 

J’ai vécu des moments superbes, des moments difficiles, souvent forts en émotion. Je peux dire que je ne regrette rien de cette expérience. Ou peut-être si. Que ces neuf mois soient passés si vite.

 

Comme je l’ai déjà dit ce fut une expérience superbe, pleines de rencontres, de doutes, de découvertes, de dépassement de soi. Une expérience européenne où l’on prend pleinement conscience de tout ce qui nous rapproche malgré quelques différences, somme toute bien insignifiantes.

 

 

20:00 Écrit par mariposa dans SVE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : friends, et moi et moi et moi, espana, logrono, sve |  Facebook |